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Elle m’a appelé le mardi 11 septembre pour me dire que pendant son séjour chez Claude, elle avait subi de la part de Claude, des attouchements sexuels et qu’elle allait porter plainte contre lui. Je lui ai demandé pourquoi elle m’avait appelé moi : parce que je n’étais pas famille d’accueil, que je connaissais bien les MARTIN et que je la croirais. Elle m’a dit avoir informé l’hôpital en temps et en heure, et qu’il l’avait encouragée à porter plainte, qu’il l’encourageait à aller jusqu’au bout (encouragements personnels du patron des psychiatres, Le docteur R…), et qu’elle serait encadrée par des membres hospitaliers pour aller à la gendarmerie. Je lui ai demandé pourquoi elle n’avait pas parlé plus tôt puisqu’elle était chez eux depuis dix huit mois. Voilà ce qu’elle m’a dit : lorsqu’elle a demandé à Claude d’arrêter ses agissements sinon elle en parlerait autour d’elle, il aurait rigolé et répondu « personne ne te croira, c’est ta parole contre la mienne, de toutes façons, si tu parles, je me vengerai ». Mais une fois chez l’accueillante de remplacement, elle a craqué. « C’est la peur des représailles qui me faisait taire » nous a-t-elle annoncé devant témoins.
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